L’équipe de la troupe théâtrale de REPAC-SJ-BENIN renforce ses capacités en gestion administrative et en mise en scène grâce au projet de dynamisation des OSC culturelles

Du 11 au 22 Mars 2024, 12 chefs de troupe de théâtre du Bénin dont Zadok-Ange HOUNKPATIN et Judicaël CAKPO ont participé au camp de renforcement des troupes artistiques en gestion administrative, organisationnelle, institutionnelle, financière et comptable.

Déroulé à Akro-Missérété précisément dans les locaux de Pension LIA, l’activité s’inscrit dans le cadre du « PROJET D’APPUI A LA RECONNAISSANCE, A LA PROFESSIONNALISATION ET A LADYNAMISATION DES OSC DU SECTEUR CULTUREL ET CREATIF DE LA CHAINE DE CREATION DE SPECTACLES JEUNE PUBLIC AU BENIN » mise en œuvre par le consortium Théâtre d’Afrique/Passion Culture Art (PCA) avec le soutien financier de l’Union Européenne.

Pendant la première semaine de formation, les participant.e.s ont découvert et se sont familiarisés avec plusieurs outils inhérentes à la gestion administrative d’une organisation de la société civile culturelle. Ils et elles ont notamment abordé :

  • Les règlementations en vigueur en matière de création d’une association (statuts et règlement intérieur, IFU…etc) ;
  • Les techniques de rédaction administrative (procès-verbal, comptes-rendus, rapport moral, rapport d’activité…etc) et les différences notables entre ces documents ;
  • La mode de gouvernance d’une association et la gestion des ressources humaines
  • Les qualités et rôles d’un membre de troupe et du responsable ;
  • Les types de contrat dans le spectacle vivant ;
  • Les sources de financement et de mobilisation des ressources (financières, matérielles et humaines) d’une troupe artistique;
  • Les stratégies de communication
  • Le dossier-projet de création et de diffusion d’un spectacle.

Pendant la deuxième semaine, les participant.e.s ont été outillé.e.s sur plusieurs notions indispensables pour une bonne gestion financière et comptable d’une association culturelle. Les plus saillantes concernent :

  • Le budget d’un projet ou d’un dossier spectacle ;
  • Le journal de caisse et de banque ;
  • Le droit d’auteur
  • Les étapes pour l’édition et la publication d’une œuvre (pièce de théâtre, recueils…etc)

Par ailleurs, pendant toute la formation, les différentes pièces de théâtre des 12 auteurs sélectionnés pour cette première cohorte de bénéficiaires ont fait l’objet de critiques et de suggestions en vue de leur amélioration à l’esprit du Jeune public.

Les deux dernières journées de formation ont été marquées par la répartition de ces pièces à chaque troupe. Ainsi, REPAC-SJ-BENIN s’est vu attribué la pièce de théâtre « La Reine prisonnière » de SEDEGNAN Damienne Josiane Merry. Conformément aux dispositions du projet, chaque troupe créera à partir de Mai 2024 un spectacle jeune public inspiré de l’œuvre tirée et en offrira une vingtaine de représentation au sein de sa communauté.

Tous les participant.e.s à l’instar des représentants de REPAC-SJ-BENIN ont exprimé leur satisfaction quant à la qualité de la formation reçue et des conditions de déroulement de l’activité. Grâce à cette formation, les 12 bénéficiaires ont amélioré leur niveau de connaissance et de compétence en ce qui concerne la gestion et le bon fonctionnement de leur troupe respective. La mise à disposition des participant.e.s des ressources (documents, supports) de soutien aux enseignements reçus renforce l’ambition de pérennisation des acquis.

Au lendemain de la formation des chefs, les metteurs en scène des troupes à leur tour ont été convoqués pour un séminaire de formation tenu du 15 avril au 26 avril 2024 conformément aux dispositions du projet. Ces journées ont été meublées par le renforcement des connaissances et des capacités des bénéficiaires dont Boniface FASSINOU de REPAC-SJ-BENIN en mise en scène et en création artistique. Des notions de théâtre telles que l’analyse dramatique, la direction d’acteurs, la conception scénique ont été amplement développées.

Cet atelier a été l’occasion pour les participant.e.s de mettre en pratique les connaissances théoriques acquises à travers des exercices et des projets concrets et d’appréhender de nouvelles techniques et approches en matière de gestion de projets artistiques et de création d’un spectacle.

La formation terminée, les metteurs en scène sont désormais aptes et outillé.e.s pour conduire le processus de création des spectacles Jeune public sur la base des pièces de théâtre attribuées aux troupes lors de la précédente formation. Dans ce sens, Boniface FASSINOU assurera la mise en scène du spectacle « La Reine prisonnière » inspirée de la pièce de l’auteure SEDEGNAN Damienne Josiane Merry.

Le CEMAAC de Porto-Novo accueille l’Acte 2 du Rire au Tribunal

Le 23 Décembre 2023 sur les installations du Centre d’Etudes Musicales, Artisanales et d’Animations Culturelles de Koutongbé à Porto-Novo s’est déroulé le Spectacle d’humour « Rire au Tribunal » de l’association « PORTO CELLULE HUMOUR« .

Cette deuxième édition placée sous le thème : « L’humour juridique au service des objectifs de développement durable » a connu la participation de plus de 300 jeunes passionnés d’humour venus de Porto-Novo, d’Adja-ouèrè, Sèmè-Podji, Cotonou et d’autres villes environnantes.

Pour planter le décor à 19h, les artistes ont individuellement et à tour de rôle saisi la scène pour des performances d’humour en stand up suscitant de vifs éclats de rire au sein du public spectateur. Cette première partie a permis aux protagonistes de maintenir la communauté en haleine pour accueillir avec ferveur et l’effervescence nécessaire le spectacle phare de la soirée.

Vers 20h 30 environs, les 11 acteurs ont pris place sur la scène dans un décor qui s’apparente à celui d’un tribunal réel. Il s’agit en effet d’un tribunal fictif où des accusés sont jugés pour les fautes commises ou les forfaits dont ils sont auteur.e.s. Devant un public qui s’esclaffe à chaque provocation, attaque, mouvement, verdict ou déclaration sur scène, les comédiens traitent pendant une heure des faits, phénomènes et problématiques sociales qui défraient l’actualité et la chronique quotidienne, le tout dans un cadre comique et de bonne humeur. Les droits de la santé sexuelle et reproductible (DSSR), les Violences basées sur le Genre (VBG), le harcèlement sexuel en milieu scolaire sont entre autres les thématiques abordées dans cet acte 2 du « Rire au Tribunal ».

Le spectacle a pris fin aux environs de 22h sous une note de satisfaction générale. Enfants, jeunes et adultes présents ont quitté les locaux du CEMAAC le sourire aux lèvres car rassasié de cet agréable moment de détente et de divertissement passé.

Sous la coordination de Pascal Brathier ABIONA alis Bragodi, comédien conteur et humoriste, « Le Rire au Tribunal » est un événement qui offre une tribune pour l’éclosion des jeunes talents de Porto-Novo désireux de faire carrière dans l’humour et permet à la population de la capitale et de ses environs de bénéficier annuellement d’un cadre de divertissement à la fois thérapeutique et éducatif autour des sujets brûlant l’actualité sociopolitique, le tout à travers un cocktail artistique qui puise ses ingrédients de l’environnement juridique béninois. Le Premier acte de l’événement a eu lieu au Centre culturel OUADADA en Décembre 2022. Chaque année, le spectacle est porté par de jeunes humoristes talentueux à savoir Komgui, Igor, Armel, Josias, Véronique, Pamo, Philippe, Simin, Parmelas, Edwige, Ola, Michel et Brathier

L’événement « Rire au Tribunal » se veut une plateforme incontournable à Porto-Novo en particulier et au Bénin en général qui place l’humour au service de l’épanouissement du capital humain, première ressource à prendre en compte dans la dynamique de l’atteinte des objectifs du développement durable.

Festival international Hovivi 2023 : déjà 3720 personnes touchées par la médiation culturelle et les ateliers d’éducation artistiques et culturelles

En prélude à la tenue de l’édition 2023 du festival Hovivi, prévu du 19 au 23 Décembre 2023 à Ikpinlè, une équipe de médiation culturelle mise en place par REPAC-SJ-BENIN a investi la communauté éducative rurale du Bénin pour des interventions artistiques.

L’action cible adolescent.e.s et enfants des milieux éloignés de l’offre culturelle. Pendant plus d’un mois, environs 3720 personnes ont bénéficié d’une série de sensibilisation sur la programmation du festival Hovivi, d’ateliers d’éducation artistique et culturelle et de spectacles de conte, d’humour, de théâtre et de marionnettes pour sensibiliser sur les valeurs de la paix, du vivre ensemble et du dialogue interculturel.

L’intervention a notamment permis aux apprenants des cours moyens (CM1 et CM2) de découvrir quelques outils élémentaires en art oratoires pour réussir une narration et au public scolaire en général de jouir de quelques heures de divertissement sain autour des arts vivants dans un cadre ludique et éducatif en attendant les grands rendez-vous du festival. Elle a également permis aux animateur.trice.s socioculturel.le.s et bénévoles de présélectionner des talents orateurs et oratrices de la voix de demain.

Parmi eux et elles, sont caché.e.s les ambassad.eur.rice.s de la parole contée que le Festival tâchera de révéler à travers la grande finale du Challenge Hovivi qui se tiendra le 22 Décembre 2023 à Ikpinlè au village du Festival Hovivi.

Sur le festival, une douzaine d’ambassad.eur.rice.s de plusieurs communes frontalières du Bénin sont attendus pour la course au Trophée Hovivi. Ils/elles seront peuls, Nago, Yoruba, Fon, Fils/filles d’agriculteurs et d’éleveurs (sans s’y limiter) souvent opposés par des conflits de transhumance. Dans une communion de parole (Hovivi en fon) ils apprendront à se connaitre, à s’accepter, à communier pour le vivre ensemble. Ils/elles viendront participer à la grande rencontre interculturelle des arts et de la parole citoyenne pour partager à travers des contes leur conception du vivre ensemble et de la diversité culturelle.

A noter que le festival accueille plusieurs artistes de plusieurs pays autour d’un programme bien aménagé.

Quelques activités phares à noter:

HOVIVI , L’initiative de REPAC-SJ-BENIN reçoit le Prix International d’Excellence Interculturelle de la République d’Autriche

L’actuel Festival International HOVIVI mis en œuvre par REPAC-SJ-BENIN sous la coordination de Zadok-Ange HOUNKPATIN est reconnu par la République d’Autriche à travers son Ambassade, comme une initiative d’exception promouvant l’avancée du dialogue interculturel au Bénin grâce une technique innovante: l’utilisation du conte comme outil pédagogique.

Pour cette 10ème édition de Intercultural Achievment Award organisé par le Federal Ministry Republic of Austria en partenariat avec Dialog Der Dialogue Kulturen Of Kulture et le soutien de Austria Kultur, Zunkufts Fonds, Austrian Integration Funds et Austrian Development Agency, elles étaient au total cinq (05) organisations de différents pays sur plus de 200 candidatures reçues du monde entier, à avoir été distinguées. Au nombre de celles-ci, le Bénin a été bien représenté par REPAC-SJ-BENIN à travers son projet HOVIVI, la parole transformatrice.

Nous avons rencontré l’initiateur, monsieur Zadok-Ange HOUNKPATIN au lendemain de la distinction qui a bien voulu nous accorder un entretien. Suivez :

Journaliste : Bonjour Monsieur Hounkpatin, dites-nous, Hovivi c’est quoi ?

HÔVIVI est une rencontre interculturelle des arts et de la parole citoyenne née des cendres de rencarts éducatives initié en 2016 au Bénin et qui vise à faire du conte et des arts de l’oralité un vecteur de cohésion sociale, de dialogue interculturel et du vivre ensemble.

Journaliste : D’où est partie cette initiative ?

Nous étions en 2016 à Porto-Novo quand, avec l’appui de l’actuel Directeur de l’École du Patrimoine Africain (EPA) Monsieur Franck OGOU, nous avons initié une rencontre avec les enfants de moins de 15ans autour du conte pour essayer d’utiliser le conte comme vecteur d’éducation auprès des adolescent.e.s, enfants, auprès des parents ainsi de suite. De là nous avons fait notre petit chemin avec nos propres moyens et l’appui technique de certains partenaires. Nous avons ainsi organisé cinq éditions placées sous différents thèmes. Le thème de la 4ème édition « contons le vivre ensemble dans la diversité » ciblait les communes du département du Plateau sujettes aux conflits de transhumance. C’est alors qu’en 2021, le gouvernement d’Autriche à travers son Ministère fédéral chargé des affaires internationales, a identifié notre action par le biais d’un appel à candidature et l’as jugé innovant et méritant une distinction. Ce qui nous a valu ce prix en Octobre 2023.

Journaliste : Que représente ce prix pour vous ?

Ce prix, c’est pour moi et mon équipe une reconnaissance de nos années de sacrifice et d’engagement bénévole au service de notre communauté à travers des actions culturelles innovantes. C’est pour nous une preuve que ce que nous faisons n’est pas inutile. C’est alors que nous nous sommes dit qu’il ne faut pas s’arrêter là et qu’il faut élargir le champ d’impact de notre action. C’est ce qui justifie d’ailleurs cette 6ème édition qui est en réalité une 1ère édition sous son format international. Car nous avions voulu tout arrêté. La preuve nous ne l’avions pas fait en 2022.

Journaliste : Parlez-nous un peu plus de cette édition internationale

Comme je le disais, cette sixième mais première édition ouverte à d’autres pays va accueillir les artistes du Togo, Niger, Nigeria, France, Canada, Burkina Faso et du Bénin avec beaucoup d’innovation dans l’organisation. Nous allons mettre en place un village de festival où tous les soirs, il y aura du spectacle éducatif grâce à une scène mobile qu’on a conçu.

Journaliste : Une scène mobile ? expliquez nous un peu plus

C’est une scène mobile installée sur un tricycle qu’on a mise en place grâce au soutien de l’Institut français du Bénin à travers son programme d’implantation territoriale dans les communauté dites enclavées de l’art. Puisque Ikpinlè n’ayant pas de lieu de spectacle, ni de centre culturel pour accueillir des événements du genre, nous avons expérimenté dans le cadre du projet ECO-CRE’ARTS une solution adaptable qui peut être montée et démontée grâce à un tricycle sortie de son contexte d’usage traditionnel.

Journaliste : qu’en est-il alors du challenge Hovivi ?

Le Challenge Hovivi est un concours interculturel de conte et des arts oratoires destiné aux enfants de moins de 15 ans. c’est le nœud essentiel de notre événement. En réalité, c’est cette activité qui a donné naissance au festival. Sinon au départ ce n’était que ça : réunir les enfants de divers horizons autour d’un sujet de citoyenneté et leur apprendre à utiliser le conte pour s’exprimer autour de ce sujet.

Journaliste : un mot de fin

Merci à la République d’Autriche et au Consulat d’Autriche au Bénin pour ce coup de réveil qu’ils viennent de nous donner, qui requinque notre motivation et notre engagement à pérenniser l’initiative.

Récréo-time 2 : Les Jumelles Marie Andréa et Rose Marie ADJAKPA gagnent le pari

Inspiré du concept « Mon anniversaire, ma patrie » du célèbre ramasseur d’ordures Anas Sèko, ADJAKPA Marie-Andréa, et ADJAKPA Rose Marie. ont initié en 2022 le Récréo-time. Cette année précisément le Samedi 07 Octobre 2023, la deuxième édition de l’événement déroulée dans les locaux de l’espace culturel Le Centre sis à Godomey (Abomey-Calavi, Bénin) dans le quartier Lobozounkpa a tenu toutes ses promesses.

De quoi s’agit-il ?

Récréo-time est un événement né de l’ambition des jumelles ADJAKPA de promouvoir les jeux traditionnels en voie de disparition et le tourisme béninois. Projet de loisirs et d’éducation, il s’agit aussi pour les promotrices de mettre en lumière la Récréologie, une spécialité de la filière des Sciences et Techniques des Activités Socio-éducatives (STASE) enseignée à l’Institut National de l’Education Physique et du Sport (INEPS), d’étendre la sphère de connaissance et de reconnaissance de ce domaine dans une perspective d’optimisation et de maximisation des chances d’insertion socioprofessionnelle des étudiants récréologues ressortissants.

L’économie du loisir au cœur des échanges de Récréotime 2

Placé sous le thème : « L’économie du loisir : Quelles opportunités pour les récréologues de notre contexte national ? », l’événement a rassemblé près de cinquante jeunes passionnés et acteurs intervenant dans les domaines du loisir, de la culture et du tourisme. Il a été meublé par une série d’activités: un atelier sur le personnal branding, un talk-show, la visite du Petit musée de la récade et la projection de films.

A l’entame de l’événement à 11h 30, la promotrice Marie Andréa ADJAKPA a présenté le contexte de l’événement. Sa présentation sera suivie de l’atelier Découverte animée par Laurencia BEHANZIN, personnal brand Manager et promotrice du média digital « Coucou copine ». Au cours de cet atelier, l’animatrice a développé le concept de Personnal Branding. Il s’agit d’un processus de création et de développement d’une identité ou d’une image de marque en ligne qui se rapporte à la personnalité, aux centres d’intérêts, aux objectifs et aux activités personnelles ou socioprofessionnelles de l’homme. Laurencia a insisté dans son intervention sur l’importance de ce concept, sa portée et ses enjeux dans le cadre de l’évolution socioprofessionnelle des jeunes actifs sur les médias sociaux.

Le panel de cette deuxième édition de Récréo-time a été animé par cinq jeunes acteurs actifs dans le paysage culturel béninois. Il s’agit de :

Kmal RADJI, Artiste slameur, chanteur, activiste panafricaniste et entrepreneur, il est le promoteur du centre culturel Bamboo Numerik ; Espoir ABOGOURIN, Comédienne, animatrice radio télé live, réalisatrice audiovisuelle et promotrice de Kids Event’s ; Judicaël CAKPO, Récréologue de formation, administrateur d’actions sociales et culturelles, Secrétaire exécutif de REPAC-SJ-BENIN et co-promoteur du Groupe Digit Culture Bénin ; Gloire et Grâce DOSSOU YOVO, Diplômés du département des lettres à l’Université d’Abomey-Calavi, ils sont promoteurs de Twins Corporate.

Pendant plus d’une heure, les panélistes ont passé au peigne fin l’état des lieux de l’environnement culturel béninois, les réalités et enjeux liés au marché de l’emploi et du travail dans le domaine des loisirs et de l’animation socioculturelle dans le contexte local et national. On retient notamment de leurs interventions  que le manque d’espaces de socialisation et de réseautage, de cadres d’expression artistique, ludique et éducative sains et adéquats, l’insuffisance d’opportunités de travail pour les récréologues dans le secteur public, le manque d’expériences, de volonté et de compétences des jeunes ressortissants d’écoles de formation, l’inadéquation entre les offres de formation et les besoins du marché de l’emploi et le manque de soins de l’identité des jeunes sur les réseaux sociaux sont entre autre les problèmes majeurs qui minent le secteur dans notre pays.

Afin de maximiser leur chance d’accès aux opportunités de travail et renforcer leur autonomisation socioprofessionnelle dans le domaine des loisirs et de la culture, les panélistes ont en fin de communication inviter les participant.e.s à entre autre :

  • Se former pour acquérir d’autres compétences en complément aux acquis de la formation académique. Il s’agit de compétences recherchées qui peuvent être d’ordre artistique, administrative ou numérique ;
  • S’intéresser à la vie associative et aux expériences bénévoles au sein des organisations de jeunes pour réseauter et capitaliser des expériences professionnelles ;
  • Soigner son image sur internet et les réseaux sociaux

Ils n’ont pas manqué de faire un plaidoyer à l’endroit des responsables de l’éducation pour une révision des contenus des offres de formation universitaire dont certaines faiblesses observées motivent l’accès difficile des jeunes aux opportunités de travail.

Après le panel, les participant.e.s ont effectué dans l’après-midi une visite du petit musée de la récade. Ce fut un moment de rencontre avec l’histoire de notre pays, de découverte de la récade et de sa place dans la société dahoméenne et de découverte de quelques pièces originales de cet instrument de royauté.

La visite a été suivie de quelques heures d’activités ludiques autour de quelques jeux traditionnels d’enfance auxquels les jeunes ont passionnément participé. Ce fut aussi un agréable moment de détente autour de ces loisirs en voie de disparition au Bénin.

Pour clôturer l’événement, une projection cinématographique était au rendez-vous à 18h. Pendant environs une heure, les participant.e.s ont nourri leur yeux en compagnie des films « Mutilées » de Thiam YESSOUFOU et « Immortels » de Ulrich Kénèth HOUNDJI. Ce sont des œuvres qui parlent de faits de sociétés et qui abordent respectivement la problématique du viol et le mystère des jumeaux.

Cette riche journée d’échanges, de partages et de découverte a pris fin vers 19h 30 sur une note de satisfaction générale et l’espérance d’une édition prochaine encore plus enrichissante et plus instructive.

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