Eco-Cré’Arts 2: les ados passent à l’action

Afin de réduire les impacts négatifs des déchets sur la santé de la communauté transformatrice de manioc et promouvoir des comportements respectueux de l’environnement, REPAC-SJ-BENIN a mis en place en 2023 à la faveur de la Phase 1 du projet « Eco-Cré’Arts » la troupe « Les éco-cré’arteur.e.s ». Composée d’artistes musicienne, plasticien, conteur, des adolescent.e.s et des femmes transformatrices de manioc d’Ikpinlè. Cette troupe se veut un espace permanent d’expression artistique pour la population d’Ikpinlè et les artistes; une plateforme qui s’inscrit dans une dynamique participative de création durable. elle place l’art au service du traitement des problèmes sociaux qui minent le développement local et; d’autre part rapproche la population rurale des produits culturels.

En cette année 2024, la troupe renforce ses actions en ce qui concerne la lutte contre les influences des activités agroalimentaires sur l’environnement en mettant en avant l’action culturelle des adolescent.e.s. Le projet place artistes et enfants des femmes transformatrices de manioc au cœur de la lutte contre la mauvaise gestion des déchets avec l’appui des médiat.rice.eur.s socioculturel.le.s locaux(les). L’initiative bénéficie une nouvelle fois du soutien de l’Institut Français du Bénin dans le cadre de son dispositif d’Aide à l’Implantation territoriale.

De quoi s’agit-il concrètement?

L’expérience permet aux artistes et surtout aux jeunes « écocréarteur.e.s » de créer grâce à l’assistance des médiateur.trice.s et des artistes des échanges avec la communauté, de susciter leur engouement et celui de leur progéniture autour des offres artistiques de la troupe. Le projet encourage fortement la participation des adolescent.e.s à des ateliers de création de récits à conter, à illustrer et à chanter en faveur de la lutte contre la mauvaise gestion des déchets et de la promotion des valeurs du vivre ensemble.

Médiation socioculturelle au sein de la communauté de proximité

Durant cette phase, les intervenants (artistes, médiateur.trice.s et bénévoles) sont allé.e.s à la rencontre de nouveaux talents, susciter de nouvelles passions, Aborder avec la communauté la problématique de l’environnement. Ces journées de rencontres d’échanges et de partages ont permis aux artistes d’exposer une nouvelle fois leur travail et ses impacts sur le développement des bénéficiaires, tout en passant en revue le bilan de la phase 1 et les projections de la phase 2

Les informations collectées avec la facilitation des médiateur.trice.s ont permis aux artistes de s’imprégner davantage du quotidien des transformatrices de manioc et des parents qui exercent d’autres activités génératrices de revenus dans la localité, de nourrir leur cahier de charge et de définir de façon plus précise après des travaux en atelier la trame des futures œuvres qui prendront corps lors des ateliers d’écocréartion avec les enfants.

Ateliers « d’écocréartion« 

De la fin du mois de Juin au début du mois d’Août, Sègla MAFORIKAN (Conteur), Martial ADJAKA (plasticien) et Bénoite KANTI alias Fifamè (Musiciennne chanteuse) ont animé les ateliers « d’écocréartion » à l’espace Hovivi avec l’assistance des médiateur.trice.s et encadrant.e.s bénévoles de REPAC à savoir Oscar GBAGUIDI, Esther ADOUNSIBA, Rachelle KOUMOLOU, Marcel SOKOULO, Zinatou AROUNA, Merveille ARONI, Wanignon HOUNKPATIN et Boniface FASSINOU .

Pendant l’atelier de conte, les participant.e.s ont été initié.e.s et renforcé.e.s sur les techniques de narration et de prise de parole en public.

Ils ont, à l’issue de cet atelier créé un spectacle mixte de conte et théatre d’environs 20 minutes. Ce spectacle intitulé « Gbètô, l’homme et Gbèdotô, Dieu » sensibilise le public sur la gestion écoresponsable des déchets, l’importance de la préservation de la nature pour le bien-être de l’homme et des espèces animales et végétales.

Pendant l’atelier d’arts plastiques, les encadrant.e.s ont abordé avec les adolescent.e.s les notions élémentaires sur le dessin et la peinture. Ils/elles ont pris contact avec les outils et matériaux et se sont prêté.e.s à l’exercice de production d’œuvres autour du thème : « MUTATION : L’homme et le manioc ».

Ce travail a permis aux participant.e.s de solliciter leur ingéniosité, leur sens de créativité, pour passer au peigne fin à travers des toiles  dessinées et peintes différentes thématiques à savoir la production de manioc, la transformation, la cuisson et la gestion des déchets qui en découlent.

Pendant l’atelier de musique, l’artiste Fifamè et ses assistant.e.s ont renforcé les capacités des enfants sur les techniques vocales, de diction, de respiration et d’audition en musique. Ils/elles ont également appris à jouer de la percussion, à danser sur différents rythmes, créé avec eux/elles de nouvaux chants autour de la problématique de la protection de l’environnement et du vivre ensemble.

Les jeunes écocréarteur.trice.s restituent leurs travaux

Le Samedi 03 Août 2024 à l’Espace Hovivi, les jeunes écocréarteur.trice.s ont donné la première restitution des différents travaux artistiques réalisés en ateliers. Femmes, enfants, jeunes et vieux, tout le monde était présent pour vivre environs deux heures de moments à la fois divertissants et éducatifs. En présence de plus de 150 personnes dont une représentation des organisations de la société civile du Plateau, du collège des encadreurs culturels, de plusieurs groupes d’artistes locaux, et des parents des pensionnaires de REPAC-SJ-BENIN, les acteurs sur scène ont démontré tout leur talent en arts oratoires, en musique et en arts plastiques.

La deuxième restitution des ateliers s’est déroulée le Mercredi 07 Août 2024.  Une nouvelle fois, les ados sont passé.e.s à l’action. Devant un public de nouveau subjugué et dans une effervescence contagieuse, les acteurs ont présenté leurs œuvres. Cette restitution a marqué également le vernissage de l’exposition « MUTATION : l’homme et le manioc », une œuvre collective des jeunes écocréarteurs de l’art plastique qui raconte le processus de transformation agroalimentaire du manioc, sensibilise la population locale à l’adoption de comportements écocitoyens en milieu de travail et à la maison.

L’équipe de la troupe théâtrale de REPAC-SJ-BENIN renforce ses capacités en gestion administrative et en mise en scène grâce au projet de dynamisation des OSC culturelles

Du 11 au 22 Mars 2024, 12 chefs de troupe de théâtre du Bénin dont Zadok-Ange HOUNKPATIN et Judicaël CAKPO ont participé au camp de renforcement des troupes artistiques en gestion administrative, organisationnelle, institutionnelle, financière et comptable.

Déroulé à Akro-Missérété précisément dans les locaux de Pension LIA, l’activité s’inscrit dans le cadre du « PROJET D’APPUI A LA RECONNAISSANCE, A LA PROFESSIONNALISATION ET A LADYNAMISATION DES OSC DU SECTEUR CULTUREL ET CREATIF DE LA CHAINE DE CREATION DE SPECTACLES JEUNE PUBLIC AU BENIN » mise en œuvre par le consortium Théâtre d’Afrique/Passion Culture Art (PCA) avec le soutien financier de l’Union Européenne.

Pendant la première semaine de formation, les participant.e.s ont découvert et se sont familiarisés avec plusieurs outils inhérentes à la gestion administrative d’une organisation de la société civile culturelle. Ils et elles ont notamment abordé :

  • Les règlementations en vigueur en matière de création d’une association (statuts et règlement intérieur, IFU…etc) ;
  • Les techniques de rédaction administrative (procès-verbal, comptes-rendus, rapport moral, rapport d’activité…etc) et les différences notables entre ces documents ;
  • La mode de gouvernance d’une association et la gestion des ressources humaines
  • Les qualités et rôles d’un membre de troupe et du responsable ;
  • Les types de contrat dans le spectacle vivant ;
  • Les sources de financement et de mobilisation des ressources (financières, matérielles et humaines) d’une troupe artistique;
  • Les stratégies de communication
  • Le dossier-projet de création et de diffusion d’un spectacle.

Pendant la deuxième semaine, les participant.e.s ont été outillé.e.s sur plusieurs notions indispensables pour une bonne gestion financière et comptable d’une association culturelle. Les plus saillantes concernent :

  • Le budget d’un projet ou d’un dossier spectacle ;
  • Le journal de caisse et de banque ;
  • Le droit d’auteur
  • Les étapes pour l’édition et la publication d’une œuvre (pièce de théâtre, recueils…etc)

Par ailleurs, pendant toute la formation, les différentes pièces de théâtre des 12 auteurs sélectionnés pour cette première cohorte de bénéficiaires ont fait l’objet de critiques et de suggestions en vue de leur amélioration à l’esprit du Jeune public.

Les deux dernières journées de formation ont été marquées par la répartition de ces pièces à chaque troupe. Ainsi, REPAC-SJ-BENIN s’est vu attribué la pièce de théâtre « La Reine prisonnière » de SEDEGNAN Damienne Josiane Merry. Conformément aux dispositions du projet, chaque troupe créera à partir de Mai 2024 un spectacle jeune public inspiré de l’œuvre tirée et en offrira une vingtaine de représentation au sein de sa communauté.

Tous les participant.e.s à l’instar des représentants de REPAC-SJ-BENIN ont exprimé leur satisfaction quant à la qualité de la formation reçue et des conditions de déroulement de l’activité. Grâce à cette formation, les 12 bénéficiaires ont amélioré leur niveau de connaissance et de compétence en ce qui concerne la gestion et le bon fonctionnement de leur troupe respective. La mise à disposition des participant.e.s des ressources (documents, supports) de soutien aux enseignements reçus renforce l’ambition de pérennisation des acquis.

Au lendemain de la formation des chefs, les metteurs en scène des troupes à leur tour ont été convoqués pour un séminaire de formation tenu du 15 avril au 26 avril 2024 conformément aux dispositions du projet. Ces journées ont été meublées par le renforcement des connaissances et des capacités des bénéficiaires dont Boniface FASSINOU de REPAC-SJ-BENIN en mise en scène et en création artistique. Des notions de théâtre telles que l’analyse dramatique, la direction d’acteurs, la conception scénique ont été amplement développées.

Cet atelier a été l’occasion pour les participant.e.s de mettre en pratique les connaissances théoriques acquises à travers des exercices et des projets concrets et d’appréhender de nouvelles techniques et approches en matière de gestion de projets artistiques et de création d’un spectacle.

La formation terminée, les metteurs en scène sont désormais aptes et outillé.e.s pour conduire le processus de création des spectacles Jeune public sur la base des pièces de théâtre attribuées aux troupes lors de la précédente formation. Dans ce sens, Boniface FASSINOU assurera la mise en scène du spectacle « La Reine prisonnière » inspirée de la pièce de l’auteure SEDEGNAN Damienne Josiane Merry.

Le CEMAAC de Porto-Novo accueille l’Acte 2 du Rire au Tribunal

Le 23 Décembre 2023 sur les installations du Centre d’Etudes Musicales, Artisanales et d’Animations Culturelles de Koutongbé à Porto-Novo s’est déroulé le Spectacle d’humour « Rire au Tribunal » de l’association « PORTO CELLULE HUMOUR« .

Cette deuxième édition placée sous le thème : « L’humour juridique au service des objectifs de développement durable » a connu la participation de plus de 300 jeunes passionnés d’humour venus de Porto-Novo, d’Adja-ouèrè, Sèmè-Podji, Cotonou et d’autres villes environnantes.

Pour planter le décor à 19h, les artistes ont individuellement et à tour de rôle saisi la scène pour des performances d’humour en stand up suscitant de vifs éclats de rire au sein du public spectateur. Cette première partie a permis aux protagonistes de maintenir la communauté en haleine pour accueillir avec ferveur et l’effervescence nécessaire le spectacle phare de la soirée.

Vers 20h 30 environs, les 11 acteurs ont pris place sur la scène dans un décor qui s’apparente à celui d’un tribunal réel. Il s’agit en effet d’un tribunal fictif où des accusés sont jugés pour les fautes commises ou les forfaits dont ils sont auteur.e.s. Devant un public qui s’esclaffe à chaque provocation, attaque, mouvement, verdict ou déclaration sur scène, les comédiens traitent pendant une heure des faits, phénomènes et problématiques sociales qui défraient l’actualité et la chronique quotidienne, le tout dans un cadre comique et de bonne humeur. Les droits de la santé sexuelle et reproductible (DSSR), les Violences basées sur le Genre (VBG), le harcèlement sexuel en milieu scolaire sont entre autres les thématiques abordées dans cet acte 2 du « Rire au Tribunal ».

Le spectacle a pris fin aux environs de 22h sous une note de satisfaction générale. Enfants, jeunes et adultes présents ont quitté les locaux du CEMAAC le sourire aux lèvres car rassasié de cet agréable moment de détente et de divertissement passé.

Sous la coordination de Pascal Brathier ABIONA alis Bragodi, comédien conteur et humoriste, « Le Rire au Tribunal » est un événement qui offre une tribune pour l’éclosion des jeunes talents de Porto-Novo désireux de faire carrière dans l’humour et permet à la population de la capitale et de ses environs de bénéficier annuellement d’un cadre de divertissement à la fois thérapeutique et éducatif autour des sujets brûlant l’actualité sociopolitique, le tout à travers un cocktail artistique qui puise ses ingrédients de l’environnement juridique béninois. Le Premier acte de l’événement a eu lieu au Centre culturel OUADADA en Décembre 2022. Chaque année, le spectacle est porté par de jeunes humoristes talentueux à savoir Komgui, Igor, Armel, Josias, Véronique, Pamo, Philippe, Simin, Parmelas, Edwige, Ola, Michel et Brathier

L’événement « Rire au Tribunal » se veut une plateforme incontournable à Porto-Novo en particulier et au Bénin en général qui place l’humour au service de l’épanouissement du capital humain, première ressource à prendre en compte dans la dynamique de l’atteinte des objectifs du développement durable.

Festival international Hovivi 2023 : déjà 3720 personnes touchées par la médiation culturelle et les ateliers d’éducation artistiques et culturelles

En prélude à la tenue de l’édition 2023 du festival Hovivi, prévu du 19 au 23 Décembre 2023 à Ikpinlè, une équipe de médiation culturelle mise en place par REPAC-SJ-BENIN a investi la communauté éducative rurale du Bénin pour des interventions artistiques.

L’action cible adolescent.e.s et enfants des milieux éloignés de l’offre culturelle. Pendant plus d’un mois, environs 3720 personnes ont bénéficié d’une série de sensibilisation sur la programmation du festival Hovivi, d’ateliers d’éducation artistique et culturelle et de spectacles de conte, d’humour, de théâtre et de marionnettes pour sensibiliser sur les valeurs de la paix, du vivre ensemble et du dialogue interculturel.

L’intervention a notamment permis aux apprenants des cours moyens (CM1 et CM2) de découvrir quelques outils élémentaires en art oratoires pour réussir une narration et au public scolaire en général de jouir de quelques heures de divertissement sain autour des arts vivants dans un cadre ludique et éducatif en attendant les grands rendez-vous du festival. Elle a également permis aux animateur.trice.s socioculturel.le.s et bénévoles de présélectionner des talents orateurs et oratrices de la voix de demain.

Parmi eux et elles, sont caché.e.s les ambassad.eur.rice.s de la parole contée que le Festival tâchera de révéler à travers la grande finale du Challenge Hovivi qui se tiendra le 22 Décembre 2023 à Ikpinlè au village du Festival Hovivi.

Sur le festival, une douzaine d’ambassad.eur.rice.s de plusieurs communes frontalières du Bénin sont attendus pour la course au Trophée Hovivi. Ils/elles seront peuls, Nago, Yoruba, Fon, Fils/filles d’agriculteurs et d’éleveurs (sans s’y limiter) souvent opposés par des conflits de transhumance. Dans une communion de parole (Hovivi en fon) ils apprendront à se connaitre, à s’accepter, à communier pour le vivre ensemble. Ils/elles viendront participer à la grande rencontre interculturelle des arts et de la parole citoyenne pour partager à travers des contes leur conception du vivre ensemble et de la diversité culturelle.

A noter que le festival accueille plusieurs artistes de plusieurs pays autour d’un programme bien aménagé.

Quelques activités phares à noter:

HOVIVI , L’initiative de REPAC-SJ-BENIN reçoit le Prix International d’Excellence Interculturelle de la République d’Autriche

L’actuel Festival International HOVIVI mis en œuvre par REPAC-SJ-BENIN sous la coordination de Zadok-Ange HOUNKPATIN est reconnu par la République d’Autriche à travers son Ambassade, comme une initiative d’exception promouvant l’avancée du dialogue interculturel au Bénin grâce une technique innovante: l’utilisation du conte comme outil pédagogique.

Pour cette 10ème édition de Intercultural Achievment Award organisé par le Federal Ministry Republic of Austria en partenariat avec Dialog Der Dialogue Kulturen Of Kulture et le soutien de Austria Kultur, Zunkufts Fonds, Austrian Integration Funds et Austrian Development Agency, elles étaient au total cinq (05) organisations de différents pays sur plus de 200 candidatures reçues du monde entier, à avoir été distinguées. Au nombre de celles-ci, le Bénin a été bien représenté par REPAC-SJ-BENIN à travers son projet HOVIVI, la parole transformatrice.

Nous avons rencontré l’initiateur, monsieur Zadok-Ange HOUNKPATIN au lendemain de la distinction qui a bien voulu nous accorder un entretien. Suivez :

Journaliste : Bonjour Monsieur Hounkpatin, dites-nous, Hovivi c’est quoi ?

HÔVIVI est une rencontre interculturelle des arts et de la parole citoyenne née des cendres de rencarts éducatives initié en 2016 au Bénin et qui vise à faire du conte et des arts de l’oralité un vecteur de cohésion sociale, de dialogue interculturel et du vivre ensemble.

Journaliste : D’où est partie cette initiative ?

Nous étions en 2016 à Porto-Novo quand, avec l’appui de l’actuel Directeur de l’École du Patrimoine Africain (EPA) Monsieur Franck OGOU, nous avons initié une rencontre avec les enfants de moins de 15ans autour du conte pour essayer d’utiliser le conte comme vecteur d’éducation auprès des adolescent.e.s, enfants, auprès des parents ainsi de suite. De là nous avons fait notre petit chemin avec nos propres moyens et l’appui technique de certains partenaires. Nous avons ainsi organisé cinq éditions placées sous différents thèmes. Le thème de la 4ème édition « contons le vivre ensemble dans la diversité » ciblait les communes du département du Plateau sujettes aux conflits de transhumance. C’est alors qu’en 2021, le gouvernement d’Autriche à travers son Ministère fédéral chargé des affaires internationales, a identifié notre action par le biais d’un appel à candidature et l’as jugé innovant et méritant une distinction. Ce qui nous a valu ce prix en Octobre 2023.

Journaliste : Que représente ce prix pour vous ?

Ce prix, c’est pour moi et mon équipe une reconnaissance de nos années de sacrifice et d’engagement bénévole au service de notre communauté à travers des actions culturelles innovantes. C’est pour nous une preuve que ce que nous faisons n’est pas inutile. C’est alors que nous nous sommes dit qu’il ne faut pas s’arrêter là et qu’il faut élargir le champ d’impact de notre action. C’est ce qui justifie d’ailleurs cette 6ème édition qui est en réalité une 1ère édition sous son format international. Car nous avions voulu tout arrêté. La preuve nous ne l’avions pas fait en 2022.

Journaliste : Parlez-nous un peu plus de cette édition internationale

Comme je le disais, cette sixième mais première édition ouverte à d’autres pays va accueillir les artistes du Togo, Niger, Nigeria, France, Canada, Burkina Faso et du Bénin avec beaucoup d’innovation dans l’organisation. Nous allons mettre en place un village de festival où tous les soirs, il y aura du spectacle éducatif grâce à une scène mobile qu’on a conçu.

Journaliste : Une scène mobile ? expliquez nous un peu plus

C’est une scène mobile installée sur un tricycle qu’on a mise en place grâce au soutien de l’Institut français du Bénin à travers son programme d’implantation territoriale dans les communauté dites enclavées de l’art. Puisque Ikpinlè n’ayant pas de lieu de spectacle, ni de centre culturel pour accueillir des événements du genre, nous avons expérimenté dans le cadre du projet ECO-CRE’ARTS une solution adaptable qui peut être montée et démontée grâce à un tricycle sortie de son contexte d’usage traditionnel.

Journaliste : qu’en est-il alors du challenge Hovivi ?

Le Challenge Hovivi est un concours interculturel de conte et des arts oratoires destiné aux enfants de moins de 15 ans. c’est le nœud essentiel de notre événement. En réalité, c’est cette activité qui a donné naissance au festival. Sinon au départ ce n’était que ça : réunir les enfants de divers horizons autour d’un sujet de citoyenneté et leur apprendre à utiliser le conte pour s’exprimer autour de ce sujet.

Journaliste : un mot de fin

Merci à la République d’Autriche et au Consulat d’Autriche au Bénin pour ce coup de réveil qu’ils viennent de nous donner, qui requinque notre motivation et notre engagement à pérenniser l’initiative.

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer