L’Association de Formations de Recherche et d’Initiatives pour le Développement Durable Artistique et Culturel initie des « Moments Éducatifs et Ludiques » (MEL) à Bonou

Le samedi 19 novembre 2022 à Bonou plus précisément dans les locaux du bureau d’arrondissement d’Atchonsa, l’Association pour la Formation, la Recherche et des Initiatives au profit du Développement Artistique et Culturel (AFRIDAC) met en œuvre le projet Moments Éducatifs et Ludiques (MEL).

Pourquoi MEL ?

Face au déclin des loisirs traditionnels au Bénin et le faible accès des populations de la vallée de l’Ouémé à l’offre culturelle et ludique, Didas Vodounou et ses collaborateurs de AFRIDAC initient des « Moments Éducatifs et Ludiques » (MEL) à Atchonsa dans la commune de Bonou. Avec l’appui financier du Fonds National pour le Développement des Activités de Jeunesse, Sport et Loisirs (FNDAJSL), le projet vise à promouvoir les talents de 50 jeunes à travers la pratique des jeux et l’accès de la population aux loisirs sains et divertissants.

Le déroulement

Mobilisés grâce au leadership et au dynamisme du comité d’organisation et des acteurs locaux, les cinquante (50) jeunes participants ont été répartis par groupe de dix (10). Sous la conduite d’une équipe d’encadrement mis sur pieds et un jury averti constitué, les participants ont compéti dans 5 disciplines à raison de 10 candidats par discipline. Il s’agit des jeux de claquette traditionnellement appelés (bountou), de football penalties, de chaises musicales, de cartes pique et de la danse traditionnelle. Au terme des différentes épreuves, les deux meilleurs de chaque catégorie ont été récompensés.

Organisateurs et bénéficiaires satisfaits

L’événement, démarré déjà à 8h a pris fin aux environs de 15h sous la satisfaction de tous et de chacun. L’activité a permis aux enfants de marquer une petite pause et de profiter de quelques moments de détente, de distraction et d’épanouissement à une période où ils sont absorbés par les emplois du temps scolaires. Elle a notamment permis aussi bien aux bénéficiaires qu’aux organisateurs de renouer le lien avec nos loisirs traditionnels en voie de disparition et d’appréhender davantage leur contribution à l’éducation de la jeunesse de Bonou.

Pour le Directeur de AFRIDAC, Mr Didas Vodounou, la perspective est de multiplier de pareilles actions dans Bonou. L’initiative se veut donc pérenne et surtout déclencheur de pistes de réflexions et de travaux pouvant concourir à la mise en place d’infrastructures ou d’espaces de loisirs et de culture dans la localité. C’est à juste titre que le Chef de l’arrondissement d’Atchonsa représentant le Maire de Bonou, Mr SONON Wouton, évoque le besoin de la commune de disposer d’un centre de loisirs, un besoin partagé aussi dans le rang des participants.

Zoom sur nos Centres de Jeunes et de Loisirs (CJL)

Les centres de Jeunes et de Loisirs sont par excellence des lieux publics de culture, d’échanges et d’apprentissage pour les enfants, les jeunes mais aussi les adultes. Au Bénin, l’état des lieux révèle l’isolement des centres de loisirs dans la vie éducative, culturelle et artistique des jeunes car souffrant d’un manque de soutien des pouvoirs publics, d’une mauvaise gestion, d’un faible investissement en ressources matérielles, logistiques, financières et humaines par les institutions publiques et privées. A cela s’ajoute parfois le faible engouement des populations locales aux offres de loisirs de ces espaces. De nos jours, les centres artistiques et culturels privés ou semi-privés semblent ravir la place aux centres de loisirs qui n’impressionnent que par la vitalité des murs délabrés et défraichis, la sonorité des reptiles qui y siègent et la sévérité des immondices qui les décorent.

A la lumière de ces tristes réalités, il s’avère important que les acteurs à divers niveaux, les voies autorisées marquent une pause pour réfléchir aux moyens et stratégies à mettre en œuvre pour que les centres de jeunes et de loisirs retrouvent leur titre de noblesse dans nos communes et dans notre pays en général.

 

©Digit Culture Bénin

Ange Hounkpatin participe à la 4ème édition de la résidence d’écriture Filigrane « Écrire pour la marionnette » à Bobo Dioulasso

La 4ème édition de la résidence d’écriture Filigrane « Écrire pour la marionnette » a connu son épilogue le 10 Novembre 2022 à Bobo Dioulasso.  Démarrée le 27 Octobre 2022, cette initiative de la Compagnie du Fil vise la promotion de l’écriture dramatique au Burkina Faso et en Afrique. De façon spécifique, il s’agit de :

  • Amener les auteurs à la rencontre de l’art de la marionnette ;
  • Susciter la production de textes pour le théâtre et la marionnette ;
  • Renforcer les capacités opérationnelles des marionnettistes en Afrique.

Les participants

Cette 4ème édition a connu la participation de neuf (09) auteurs originaires du Burkina faso et du Bénin dont Ange Hounkpatin, comédien conteur retenus à la suite d’un appel à candidature.

Dans le cadre de cette résidence, l’artiste auteur béninois a travaillé sur « Un royaume de nulle part« , un texte qui raconte les aventures de trois inconnus : INTELLIGENCE, IMAGINATION, EXPÉRIENCE.  Les trois protagonistes sont confrontés, chacun chez lui à des difficultés. « Ils quittent leur pays respectif pour une destination inconnue dans l’espoir d’une vie meilleure. Après avoir bravé plusieurs péripéties, ils se rencontrent tous les 3 égarés dans un milieu désert de présence humaine. Après quelques disputes, ils décident de conjuguer leurs efforts pour construire un nouveau départ. Mais les problèmes liés à leur différence et des questions de survie, favoriseront-ils l’atteinte de cet objectif ? ».

Les artistes renforcés

Sous l’encadrement d’une équipe de spécialistes du théâtre et de la marionnette coiffée par Ildevert Meda et composée de Boubacar Koba DAO, Moussa SANOU, Athanase KABRE, les capacités des jeunes dramaturges ont été renforcés à travers les modules suivants :

  • Le théâtre, entre littérature art du spectacle : la question du droit d’auteur ;
  • Situations et dramaturgie ;
  • Textes et mise en espace ;
  • Du texte de la marionnette ;

Une restitution de dédicace a clôturé la résidence le Jeudi 10 Novembre 2022 à 15h au centre Aniké.

Grâce à cette formation, Ange Hounkpatin et ses confrères ont découvert de nouvelles méthodes et techniques d’écriture dramatique pour peaufiner leur production en chantier.

Des spectacles de marionnettes en vue.

Avec les acquis de cette formation, les jeunes artistes désormais outillés détiennent les armes nécessaires pour produire des textes de qualité en faveur de la création des spectacles de théâtre de marionnettes.

Cet atelier dénote de l’intérêt que porte les acteurs culturels africains pour le développement de l’art de la marionnette en Afrique. Il participe notamment au renforcement des initiatives plurielles qui placent les arts de la marionnette au service de l’atteinte des objectifs du développement durable.

Les artistes satisfaits

A l’instar des formateurs et des dramaturges bénéficiaires, Ange Hounkpatin retourne au Bénin avec satisfaction et fierté. Bientôt, « Un royaume de nulle part » fera irruption sur nos podiums et nos écrans certainement. Vivement, que les fruits tiennent la promesse des fleurs.

GENERATION FILMS du Burkina Faso et NAFORO BA de la Côte-d’Ivoire renforcent les capacités de 20 jeunes de l’espace francophone en production audiovisuelle et cinématographique à Ouagadougou

Du 03 au 06 Novembre 2022, l’espace culturel Le Rendez-vous sis dans la capitale burkinabè a accueilli l’atelier de formation de jeunes producteurs francophones initié par le tandem GENERATION FILMS du Burkina Faso et NAFORO BA de la Côte-d’Ivoire. L’atelier est soutenu financièrement par le programme AWA (Arts in West Africa) porté par l’Institut français et le Centre Korè du Mali, lui-même bénéficiaire de la contribution financière de l’Union Européenne et du Secrétariat de l’OEACP (Organisation des Etats d’Afrique Caraïbes et Pacifique).

L’objectif de l’initiative est de renforcer les capacités des acteurs de la production audiovisuelle et cinématographique en Afrique pour une meilleure productivité dans les domaines de l’audiovisuel et du cinéma.

Les bénéficiaires

L’atelier a connu la participation de vingt (20) jeunes producteurs francophones des domaines de l’audiovisuel et du cinéma venus du Burkina Faso, du Bénin, du Togo, du Mali, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Niger et du Sénégal sélectionnés à l’issue d’un appel à candidature. Parmi ceux-ci, figure Judicaël Cakpo, promoteur du Groupe Digit Culture Bénin. Déroulée en présentielle et en ligne sous la coordination de M. Ousmane Boundaoné, cette session de formation a mobilisé la technicité de trois géants de la production audiovisuelle en Afrique. Il s’agit de M. Michel K. ZONGO (Burkina Faso), M. Souleymane KEBE (Sénégal) et M. Issiaka COMPAORE (Burkina Faso).

20 jeunes outillés en techniques de production audiovisuelle et cinématographique

Pendant les quatre (04) jours de formation, les lauréats ont été renforcés dans les modules suivants :

  •  Le processus de développement, le rôle du producteur et du producteur créatif ;
  •  Les outils, les mécanismes et les stratégies de production ;
  •  Création et gestion d’une société de production ;
  •  Élaboration d’un budget de production et de post-production.

Semaine de partage d’expériences et d’interactions fructueuses entre formateurs et stagiaires,  l’atelier a été sanctionné le 06 Novembre 2022 par la remise des attestations aux jeunes après un recueil des recommandations formulées par les différentes parties prenantes.

Les participants satisfaits

Malgré les difficultés de connexion rencontrées, les jeunes producteurs ont exprimé leur satisfaction générale quant au déroulement de la formation. Ils promettent mettre les acquis de cette formation au service de l’optimisation de leurs productions.

Un creuset des jeunes producteurs audiovisuels et cinématographiques de l’espace francophone bénéficiaire de cet atelier pourrait voir le jour très prochainement afin de mutualiser les acquis et d’approfondir les connaissances et les compétences.

De beaux jours pour l’audiovisuel et le cinéma en Afrique

L’explosion des technologies de l’information et de la communication, l’accès plus ou moins facile aux équipements multimédias et le développement des plateformes digitales favorisent l’évolution de l’industrie du cinéma et de l’audiovisuel en Afrique. Un rapport de l’UNESCO (2005) intitulé « L’industrie du film en Afrique : tendances, défis et opportunités de croissance » témoigne de la vitalité du cinéma africain. Et pourtant, ce secteur souffre encore du manque de considération des politiques publiques de développement dans certains pays du continent. Un article intitulé « Le cinéma africain : une industrie en plein essor  » écrit par Linda Klaassen et Mila Ibrahimova (2022) dans « Le courrier de l’UNESCO » appuie ce constat : « Le potentiel économique des secteurs du cinéma et de l’audiovisuel reste largement inexploité sur la quasi-totalité du continent. Cette industrie reste en effet structurellement sous-financée, sous-développée et sous-évaluée ».

Pour remonter la pente, les initiatives comme celles du présent contexte doivent émerger et se multiplier partout en Afrique. Les défis sont énormes et les enjeux sont grands.  Encourageants sont les efforts que mènent déjà certains pouvoirs publics et certaines institutions de développement dans ce sens. C’est le cas du gouvernement béninois par exemple, qui envisage créer selon le communiqué du conseil des ministres du 2 Novembre 2022 un comité d’appui au développement de l’industrie cinématographique. Les autres pays sont appelés également à se mettre dans les rangs pour le développement d’un environnement audiovisuel et cinématographique sain, compétitif, rentable et durable en Afrique.  

© Collectif Génération Films

Les villes d’Abomey, de Bohicon et de Covè accueillent la deuxième édition du Festival International de Théâtre Éducatif par les Marionnettes

C’est aux couleurs de la deuxième édition du Festival International de Théâtre Éducatif par les Marionnettes que les villes d’Abomey, Bohicon et Covè ont vibré du 26 au 30 Octobre 2022.

Le FITEM, pour la promotion des arts de la marionnette en milieu scolaire

Initié par le comédien conteur et marionnettiste Fadel AMAH à travers l’association artistique et culturelle Irikpè Sobouyo avec le soutien financier de l’Institut Français du Bénin, du mécène Joël AJAVON AMAH et la contribution technique de l’Office de Tourisme d’Abomey, ACMUR, Le Réseau Ma Rue et Rendez-vous chez nous, le festival vise :

  •  La promotion de la création artistique par la marionnette au service de l’éducation ;
  •  Le renforcement des capacités artistiques des acteurs culturels en situation de handicap et de vulnérabilité ;
  •  La mise en valeur des créations artistiques contemporaines et le brassage interculturel entre artistes ;
  • L’animation et la dynamisation des espaces publics des villes pour démultiplier les occasions de rencontres entre le public et les arts de la marionnette.

Le FITEM 2022 tient ses promesses dans le Zou

Placé sous le thème : « l’Éducation et la Marionnette : quel enjeu pour la jeunesse ? », cette deuxième édition du Festival International de Théâtre Éducatif par les Marionnettes a connu la participation de plusieurs acteurs culturels venus de divers horizons de l’Afrique dont le Bénin, la Côte d’Ivoire et la Guinée Conakry.

Pendant cinq (05) jours, l’événement a été meublé par des animations artistiques dans les écoles cibles des 3 villes d’intervention, des séances d’échanges et de partages avec le public scolaire, des ateliers de renforcement de capacités en administration culturelle au profit des festivaliers, des animations grand public, des campagnes de distribution de recueils de contes dans les écoles et des visites touristiques. Grâce au FITEM, Plus de 500 personnes aussi bien dans les écoles que dans les rues ont nourri leurs yeux et leur cerveau. Les marionnettes se sont exprimées par le théâtre et le conte pour éduquer, sensibiliser et divertir.

Par ailleurs, les campagnes de distribution d’ouvrages en milieu scolaire s’inscrivent dans une perspective d’installation de bibliothèques dans les écoles nous apprends le délégué général du Festival.

FITEM, l’Éducation autrement

Cette deuxième édition du FITEM a favorisé la création d’un creuset de partage et de brassage culturel entre festivaliers et le public bénéficiaire et surtout mis en valeur la contribution des arts de la marionnette au concert de l’éducation. C’est dans ce sens que l’initiateur du festival Fadel Amah déclare : « FITEM, c’est ce festival qui, à partir des marionnettes éduque, essaie de corriger un vice chez les enfants ».

Plus qu’un événement à vocation ludique et divertissante, FITEM impacte les communautés scolaires comme étant un outil éducatif et pédagogique utile pour l’épanouissement des enfants. Un responsable d’école bénéficiaire affirme dans la même logique : « ça a été pour nous enseignants et nos apprenants une joie immense. Avec vos prestations, je crois qu’ils en ont tiré beaucoup de leçons. Ils sauront désormais comment dire les contes, réciter les poésies et autres ».

Le Festival International de Théâtre Éducatif par les Marionnettes se veut un projet d’envergure capable d’étendre ses tentacules d’ici les prochaines années dans d’autres villes et au-delà des frontières béninoises. Il mérite donc l’attention des autorités en charge de la Culture et du soutien de toutes les personnes physiques ou morales qui portent un intérêt au développement de ce secteur et singulièrement aux arts de la marionnette.

Contact mail: fitembenin@gmail.com

©Digit Culture Bénin

Opérationnalisation du projet des classes culturelles en République du Bénin : Les encadreurs culturels bientôt dans les lycées et collèges du Bénin

Par Décret N° 2018-375 du 22 Août 2022, le gouvernement béninois a institué les classes culturelles en République du Bénin. Ce programme a été mis en place pour corriger les faiblesses observées dans le secteur des arts qui souffre de la faible qualité professionnelle des créations et de la faible considération des réalités endogènes dans l’offre culturelle et artistique. Il s’inscrit dans le cadre du volet « PROMOTION DES TALENTS ET RENFORCEMENT DES CAPACITÉS DANS LE SECTEUR DE LA CULTURE » du Programme d’Actions du Gouvernement 2016-2021. En prélude à l’opérationnalisation de ce projet, le Ministère de la Culture, du Tourisme et des Arts a initié 10 jours de formation au profit des encadreurs culturels sélectionnés et qui seront bientôt déployés dans les établissements bénéficiaires. La formation s’est déroulée simultanément à l’Université d’Abomey-Calavi, à l’École Nationale des Instituteurs de Dogbo et à l’Université de Parakou du 10 au 20 Octobre 2022.

Les objectifs de la formation

La formation a connu la participation sur les trois sites identifiés de 890 encadreurs culturels recrutés dans les disciplines Danse, Arts Plastiques, Théâtre et Musique (Guitare, Piano, instruments à vent et batterie). Elle vise à :

  • Renforcer les capacités des encadreurs culturels ;
  • Favoriser l’appropriation des curricula de formation élaborés pour les classes culturelles par les encadreurs ;
  • Favoriser l’appropriation par ceux-ci de la démarche pédagogique selon les principes de l’Approche Par Compétence.

Elle fait suite aux diligences déjà accomplies par les autorités en charge de ce programme dont la validation des curricula de formation, l’acquisition des matériels et équipements d’apprentissage de même que le recrutement des acteurs intervenants dans les collèges et lycées.

Les encadreurs culturels de la Discipline Théâtre du site de l’Université d’Abomey-Calvi s’informent et se forment

Dans l’amphithéâtre OUATARA 2 de l’Université d’Abomey-Calavi, la formation a regroupé 60 encadreurs culturels provenant des départements de l’Atlantique (16), du Littoral (26) et de l’Ouémé (18). Pour conduire les travaux, cinq (05) formateurs ont été missionnés. Il s’agit de :

  • Professeur Pierre MEDEHOUEGNON, ex-Directeur de l’Institut National des Métiers Art, d’Archéologie et de la Culture ;
  • Dine ALOUGBINE, Promoteur de l’Ecole Internationale du Théâtre du Bénin ;
  • Carole LOKOSSOU, Ingénieure culturelle, metteur en scène ;
  • Fidèle ANATO, Comédien conteur, dramaturge, Enseignant à l’INMAAC ;
  • Tony YAMBODE, Administrateur culturel, touristique et en Coopération Artistique International, Enseignant à l’INMAAC Promoteur des centres culturels MAYTON de Calavi et MAYTON de Zê et Promoteur depuis 20 ans du Festival International Itinérant de Théâtre des Lycées et Collèges du Bénin (FITHELYCOB).

Conformément au programme établi dans le module de formation des encadreurs des classes culturelles des lycées et collèges du Bénin dans la discipline Théâtre, Les dix journées de formation ont été meublés par l’appropriation par les participants des orientations générales du programme des classes culturelles au niveau des deux (02) cycles de l’enseignement secondaire, du planning d’activités pédagogiques élaboré pour les deux cycles, du Règlement Intérieur et des textes qui régissent l’enseignement secondaire au Bénin. A cela s’ajoute les travaux et réflexions autour de l’élaboration de la fiche pédagogique de cours sur les situations d’apprentissage (SA) au niveau des deux (02) cycles). De même, les participants avec la contribution des formateurs se sont appropriés le glossaire propre au domaine du théâtre et se sont exercés dans le cadre du déroulement d’une séquence de classe sur l’enseignement-apprentissage-évaluation du théâtre.

Il faut noter aussi que cette période de formation a été auréolée par de riches moments de partage d’expériences et de connaissances entre formateurs et encadreurs, d’affinités professionnelles nouées et/ou renforcées, de découvertes de nouvelles approches d’apprentissage dans le domaine du théâtre et d’expressions de gratitudes renouvelées à l’endroit de l’Etat béninois et ses partenaires pour ce regain d’intérêt observé pour le secteur des arts et de la culture.

Les encadreurs culturels désormais outillés

La formation achevée, les encadreurs disposent à présent des outils et armes nécessaires pour réussir leur intervention en milieu scolaire et contribuer à l’atteinte des objectifs du gouvernement. Contrairement à leur méthodologie de travail traditionnelle, ces derniers sont astreints à suivre et respecter un nouveau cadre plus rigoureux, plus pointilleux, plus planifié de l’enseignement artistique à l’école. Ajoutés à leurs pratiques habituelles, cette nouvelle dynamique professionnelle dans laquelle les acteurs culturels s’inscrivent exige aussi bien une culture riche et approfondie de la pratique théâtrale que de la littérature et de la documentation en lien avec la discipline. Chaque encadreur est donc appelé à nourrir davantage son psychisme théâtral et à mettre en application de façon efficiente et efficace les acquis de la formation au service de l’éducation artistique pour une vraie révélation des talents.

Les missionnaires de l’État portent désormais une grande responsabilité : charmer les apprenants à la pratique théâtrale et enrichir la ligne éditoriale artistique avec la multiplication et la diversification de créations de spectacles.

De nouveaux emplois créés dans le secteur des arts

En opérationnalisant ce programme dans l’Enseignement Secondaire, l’État béninois assure ainsi l’emploi à au moins 890 acteurs culturels. C’est donc un ouf de soulagement que poussent les encadreurs retenus dont l’espérance n’aura pas été vaine. En attendant de débarquer dans les lycées et collèges les jours à venir et espérant que le programme s’étende à d’autres établissements d’ici les années à venir, le monde artistique et culturel exprime sa gratitude et sa reconnaissance au gouvernement et au Chef de l’État pour l’opportunité et pour son pragmatisme toujours renouvelé.

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